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JACIA - [Royaume*Elfique]

Jacia créature très petite et très fine à l'aspect fragile. elle se fait entendre de qui elle veut à sa manière. on ne sait pas trop ce qu'elle est. son corps est entièrement recouvert de tissus qui ne laisse voir sa peau à aucun endroit. elle n'est ni une elfe, ni une sylve, ni humaine, ni naine... elle s'est attachée aux pas de Grey et de sa licorne
elle affiche une apparence ironique, se moquant de tout, et d'un grand cynisme. Elle sème souvent le doute dans l'esprit de ses interlocuteurs.

voici la vie de jacia

Je suis née pendant la guerre contre Medivh, de parents totalement inconnus... D'ailleurs, cela ne me manque même pas. J'ignore également pourquoi et comment je me suis retrouvée à Karazhan. J'ai juste le souvenir, avant ça, d'être couchée dans une espèce de grand panier qui tangue, et une Haute Elfe et une créature que je ne peux définir précisément me regardent bizarrement. C'est peut-être juste un rêve, d'ailleurs...

Khadgar, apprenti de Medivh, m'a sauvée du Dernier Gardien possédé alors que j'étais encore petite. Avant cela, je vivais cachée dans les rues de la cité en contre bas de la tour forteresse et me nourrissais de tout ce que je considérais comme comestible. C'était très dur, mais j'étais trop jeune pour m'en rendre compte. Puis vint le jour où la ville fut assiégée par le seigneur Lothar. Le sommet de la tour émettait des lueurs éclatantes et rougeoyantes. Amusée par ce qui n'était pour moi rien de plus dangereux qu'un feu d'artifices, je m'étais faufilée jusqu'à l'entrée du bâtiment et grimpai les parois de la tour avec l'agilité d'un fauve. J'étais fascinée par cette ambiance. Rien n'aurait pu me retenir, il fallait que je monte, que je vois tout cela, c'était bien plus fort que moi... J'atteignai donc en me faufilant avec une facilité déconcertante, la position de Medivh, au sommet de la tour. Il était là, immense à mes yeux de folle enfant, déchaînant toute sa puissance sur ses adversaires. Mais rien ne lui échappa. Aussitôt que je fus pratiquement à ses pieds, il se retourna d'une rapidité fulgurante pour me saisir et me soulever par l'épaule...

Et c'est grâce... ou à cause, comme vous voudrez, de ce regard que je me souviens de tout cela. Ce n'étaient pas des yeux verts luminescents, ni rouges injectés de sang, non,

Noirs... Ils étaient noirs... Un noir que l'on ne verra jamais ailleurs, un noir vide, unique, indescriptible... Il me fixait avec ce que je ne considérai même pas comme des yeux à l'époque, et il me semble qu'il me murmura quelque chose, mais vu que je ne savais même pas parler... Complètement paralysée, il était totalement impossible pour moi de hurler ou de faire quoi que ce soit d'autre. Je ne m'imaginais même pas ressortir de cette tour vivante. Pour moi, c'était déjà terminé.
Un jeune homme accourut alors pour s'entretenir d'un ton énergique avec Medivh, qui me laissa tomber à terre sans ménagement en ricanant pour se remettre rapidement à ses attaques. Une fois le Gardien distrait par la bataille, le jeune homme en profita pour me prendre la main et pour m'emmener rapidement à l'autre bout de la cité. C'était un rêve pour moi, j'étais belle et bien morte ; si bien que quelques jours plus tard, j'ai tenté de me couper le bras pour voir s'il repousserait... Cet homme m'avait sauvée, et ce fut alors la première fois que je ressentis de la gratitude à l'égard de quelqu'un. Il m'apprit à parler, et la première chose que je prononçai fut son nom : Khadgar. Peu de temps après m'avoir recueillie, l'apprenti trahit heureusement son maître et le vaincu avec l'aide de Lothar. Comme vous vous doutez sûrement, je l'appelai rapidement "papa"... Et lui me donna le nom que je porte aujourd'hui. Il m'apprit ensuite à lire et à écrire, puis, lorsque j'eu, d'après lui, environ 14 ans, craignant pour ma sécurité, et découvrant mes talents d'agilité, de finesse et surtout de camouflage, il m'enseigna l'art de me dissimuler et d'agir dans la plus totale discrétion. Dès lors, il n'eut plus besoin de prendre soin de moi et de me nourrir : je volais presque tout. Partout où je passais, quelque chose disparaissait. Et vu que les habitants Humains n'étaient pas au courant de mon existence, ni même de celle de mon espèce, cela fut très facile. Combien de fois, en attendant le retour de mon mentor de ses épuisants cours